Sur les traces des grandes exploratrices (1ère partie)



Du XVIIème siècle à la première moitié du XXème siècle, de nombreuses femmes partent à la conquête du monde : elles sont photographes, écrivains, journalistes, botanistes, archéologues, ethnologues, aviatrices… Qu’elles voyagent pour des raisons de santé, pour suivre leur mari, pour changer de vie, mener une quête spirituelle ou pour travailler à l’étranger, elles deviennent toutes d’extraordinaires exploratrices. Certaines cheminent en solitaire, d’autres en famille ou avec une amie ; spectatrices, parfois amies, parentes ou amantes, elles abordent chacune à leur façon leurs rapports aux autochtones, au-delà des interdits.


Alexandra David-Néel

Bravant moult dangers, c’est souvent seules, contre toute attente, que voyagent les exploratrices. Alexandra David-Néel (1868-1969), écrivain, journaliste, orientaliste, exploratrice, chanteuse d’opéra et féministe, prend goût aux voyages au cours de tournées musicales. En 1911, elle part en Inde pour la 3ème fois et se lie d’amitié avec le souverain. Elle s’initie au bouddhisme dans les monastères et adopte l’un des moines. Ensemble, ils se rendent dans un ermitage à 4000 mètres d’altitude, proche de la frontière tibétaine, pour y recevoir l’enseignement de l’un des plus grands ermites. Alexandra franchit la frontière clandestinement mais sans aller jusqu’à Lhassa. Expulsée, elle part avec son fils au Japon, puis en Corée et en Chine qu’ils traversent d’Est en Ouest plusieurs années durant. Puis ils reviennent au Tibet et rejoignent Lhassa en 1924, elle, déguisée en mendiante et lui, en moine. A 56 ans, Alexandra David-Néel est la première européenne à séjourner dans la capitale interdite. Trahie par sa trop grande propreté, elle est renvoyée en France. A 69 ans, elle repart en Chine puis en Inde, en passant par Moscou. Elle ne rendra son tablier qu’à sa mort, à l’âge honorable de 101 ans.


Priscilla
Telmon


En 2004, Priscilla Telmon part sur les traces de l’aventurière, son livre (Voyage d’une Parisienne à Lhassa) à la main. Elle quitte Hanoi pour Lhassa à travers l’Hilalaya : 5000 km l’attendent. Elle tourne, tout au long de son périple en solitaire, un film extraordinaire, « Au Tibet Interdit ».


Freya Stark

Une autre exploratrice centenaire, l’écrivain et cartographe anglaise Freya Stark (1893-1993), jettera son dévolu sur le Moyen-Orient et ses déserts. Voyageant la plupart du temps seule, elle suivra la route de l’encens dans  l’Hadramaout. Dans les années 20, l’ethologue française Odette du Puigaudeau (1894-1991) est l’une des premières femmes à s’embarquer sur des navires de pêche au thon pour voyager. Amoureuse du désert, elle se rendra seule dans le Sahara où elle étudiera les peuples du désert pendant un an.


Daisy Bates

A la mort de son époux, un fermier australien, Daisy Bates (1859-1951) rentre en Angleterre et devient journaliste. En 1899, elle repart en Australie comme correspondante du Times, avec la mission d’enquêter sur la cruauté des blancs envers les aborigènes. Elle y restera près de 40 ans, menant une vie nomade, dormant sous une tente avec la faune comme seule compagnie, apprenant les dialectes et les coutumes des autochtones. L’un de ses exploits : mener à cheval, en amazone, un troupeau fort de quelques 800 têtes de bétail sur presque 5000 kilomètres en 6 mois…

Source : La Dixième Muse

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Un commentaire pour Sur les traces des grandes exploratrices (1ère partie)

  1. Joss dit :

    Bel hommage, pour ces dames d\’un autre age,En général, ce sont les hommes qui ont la vedetteCela change et c\’est bien faitBonne journée

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