Rose Rollins confie ses secrets



C’est pour elle comme une histoire classique d’Hollywood (découverte dans un centre
commercial à Yonkers, NY), un métier de rêve ( «J’étais vraiment dans ce rôle dans
"The L Word", avant même de l’obtenir. Je suivai déjà chaque épisode. C’est
une de mes émissions préférées."),
mais l’actrice est bien plus que la fille dure, elle joue dans "
smash hit" sur Showtime. Après un succès, quoique mitigé, Rollins a fait ses débuts en tant que juge en chef adjointe dans "The West Wing". Une poignée de films s’en sont suivis parmis
"Undisputed", "13 Lunes" et "Mission Impossible 3", mais ce fût son rôle de Tasha Williams dans "The L Word", qui lui valu instantanément sa célébrité. ("Je ne pense pas que je sois comparable à Shane, dit-elle en riant.) De retour de
l’Irak, le soldat sexy d’Alice dont elle aura gagné le cœur et un scandale causé
à coup de tronçonneuse pour l’armée" Don’t Ask, Don’t Tell " fait maintenant
parti des plus populaires lesbiennes de la télévision et l’une des
rares de couleur. ("Je suis très consciente de ne pas la située dans un quelconque stéréotype».) Tasha a été l’une
des 10.000 soldates enrolées au cours de la dernière décennie,
dans le but d’être queer, et Rollins joue une brave butch avec une authenticité
rarement atteinte à la TV. A présent, elle nous montre les deux côtés
de sa personnalité, la forte silencieuse en jeans et tags ET la
sirène sexy bouclée qui parle avec franchise du rôle
le plus important de sa vie.

"The L Word" a fait un super boulot avec "Don’t Ask, Don’t Tell" de façon humaine. Parlez-moi de votre recherche.
J’avais parlé à environ 10 soldats et un peu écouté leurs histoires, et elles étaient toutes si différentes. Certaines personnes ont été soulagées d’être écartées de l’armée et d’autres voulaient au contraire lutter contre ça. Beaucoup se sentirent trahis et abandonnées … essentiellement parce qu’elles ont lutté d’arrache-pied et ont alors été considérées comme des choses, tout comme il en est de l’orientation sexuelle. Mais toutes les femmes étaient toutes aussi fortes, et je les félicite simplement d’être là et à se battre pour notre pays, en particulier dans cet état dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Avez-vous du respect pour les femmes militaires?
Oh absolument. 100%. A ce jour, il y a des femmes qui
s’approchent de moi et me montrent leur badge militaire. Elles sont
vraiment fières. Et je me sent honorée de pouvoir les
représenter d’une certaine manière. Je suis juste une toute petite voix sur l’échelle, et je me sens tellement honorée
car j’ai tellement de respect pour elles.

Comment se sentent-elles au sujet de votre personnage ?
Elles adorent
ça. Et je suis soulagée parce que c’est un grave problème, et je doute
les intimidées. Je voulais juste faire … leur fierté.
J’ai
été choqué de lire que jusqu’à $ 363 millions ai été dépensé pour la
formation des remplaçantes et près de 10.000 personnes ont été embauchées lors des dix dernières années. Wow, c’est énorme !

   
Est-ce que notre président actuel est en cours d’abroger "Don’t Ask, Don’t Tell ?"
Absolument. Je pense que ce type à la politique à secouer. Je pense que le fait que Barack soit président va entraîner beaucoup de changements. J’ai un fort ressenti à ce sujet.


Alors vous êtes une supportrice de Barack Obama?
Oh, oui. Certainement.

Je trouve incroyable que nous ayons le choix entre un homme Africo-Américain et une femme blanche candidate à la démocratie.
Oui, effectivement. Qui aurait pensé que çà arriverait en notre génération ? J’ai remarqué qu’il y a tellement
plus de gens qui votent maintenant pour les démocrates.
[Obama] a remporté la nuit dernière Mississipi et je pense, il y avait
400.000 personnes qui ont voté pour des Démocrates et les Républicains
ont voté en faveur de 130.000 d’entre eux. Il va certainement se retrouver à la maison blanche.

Pensez-vous qu’il y a beaucoup à faire en la guerre en Irak ?
Oui,
absolument. Je pense que les gens sont prêt à rentrés. Je pense que nous ne savons même pas les raisons pour lesquelles nous nous battons. Pour beaucoup d’entre nous, des nôtres sont en train de
mourir. Et pourquoi ? J’ai l’impression que nous ne pouvons même pas avoir confiance en celui qui nous représente à l’heure actuelle. Nous ne connaissons même
pas [du président Bush], la vérité.

Cette saison, vous devez jouer contre Kelly McGillis, qui, je pense a un très grand rôle en tant que procureur militaire. Dans les années 80 au temps de "Top Gun", je ne crois pas qu’il n’y ait de lesbienne qui n’ait pas été amoureuse de Kelly McGillis.[Rires.]
Oui, absolument. Elle est vraiment au sommet de sa gloire, et nous avons eu un excellent rapport. Elle joue son rôle très sérieusement … elle avait un petit rôle, mais elle l’a pris très au sérieux. C’est super de travailler avec elle.

Ainsi, à la fin vous sentez-vous Tasha a choisi l’amour au devoir ?
Je crois qu’il y avait plus de variables en jeu, mais à la fin de la
journée, je le fais. Mais je ne veux pas qu’on pense qu’elle a choisi sa carrière à Alice. Il y a une différence. Je crois qu’elle a enfin
réalisé ce qu’elle est, elle a été défendue. Juste un peu
comme la guerre en cours actuellement. Au début, oui, nous avons agencés
les combats à cette fin. Mais maintenant, pour quelles raisons est ce que je combats ? Je suis arrivée à un carrefour et maintenant, je suis contrainte d’avoir
à mentir sur qui je suis. C’est devenu trop dure si bien que si elle ne veut pas de moi, je ne souhaite plus l’en affaiblir. Et je
veux continuer ma vie et peut-être choisir une autre route où je puisse être aussi heureuse et fière de qui je suis et
de ne pas me cacher plus longtemps. Je pense que mon personnage était
juste fatigué de la clandestinité. Vous en avez assez du refuse de votre
vie et tout à son sujet. çà a été difficile !

C’est incroyable de voir des gens qui ne parviennent pas à le faire pendant des décennies, parce qu’il paraît psychologiquement difficile de le faire.
Oui, même en s’y préparant. Surtout quand vous êtes fière en même temps qu’un individu; vous vous en tenez à votre moralité, mais d’avoir à cacher qui vous êtes totalement reste en contradiction avec tout ce sur lequel vous reposer.

Ainsi, il semble que vous en soyez arrivée à la même décision que Tasha ?
Oh, oui. Absolument.

Tasha est plus réservé que les autres personnages du show. Êtes-vous aussi silencieuse en dehors de l’écran ?
Hum, non. [Rires.] J’ai l’impression de changer. Je vois une différence en moi. J’aime éprouver de la joie.

Subissez-vous la grande affluence des fans que les autres actrices de l’émission aient déjà ?
Eh bien, j’en ai ma juste part. Quand je vais à Abby à LA ou dans des établissements gay, alors elle est écrasante. Comme whoa, OK. [Rires.] Cependant, au jour le jour et de temps en temps si quelqu’un me disait : "Je t’aime pour ton show", je lui en serait reconnaissante. Mais je ne pense pas pouvoir tenir une telle comparaison avec Shane ou Kate.

Vous n’avez pas à vous soucier de paparazzi en dehors de votre maison tous les matins.
[Rires.] Non, pas du tout. Et c’est toujours bon. Quelque chose me dérange … mais je suis ici en visite chez ma grand-mère à Sacramento [Californie] maintenant, si nous avons été hier à l’aéroport. J’étais avec mon petit frère et ma grand-mère est à l’hôpital, je ne me sentais pas trop bien, il y avait deux femmes que j’avais remarqué, et qui m’ont reconnu, et je ne pose jamais de problème avec quiconque me demandant "Puis-je prendre une photo avec vous ? ". Mais je me suis vraiment ennuyée parce que je suis allée répondre à ma mère, nous avons été dans la rue et je viens de les voir prendre des photos dans la rue, je sents le poids de l’envahissement. Je me suis vraiment énervée et je suis comme, "Oh, mon Dieu, je ne veux pas tourner avec une de ces personnes." Je me suis vraiment senti comme… OK, je bouge, alors … je suis sorti de leurs objectifs. Vous savez, c’est là que ça devient un peu écrasant, mais globalement, je suis tellement reconnaissante. Cela signifie simplement que je fais bien mon travail et que j’apprécie n’importe qui qui me reconnaît.

Un grand nombre de lesbiennes, pense que Tasha a été la plus authentique butch du spectacle. Etait-ce difficile pour vous ou êtes-vous une sorte de garçon manqué comme un gamin ?
Je suis encore un garçon manqué ! Dans mon quotidien, je suis beaucoup plus féminine, mais je suis certainement un garçon manqué à coeur. Et j’ai été en mesure d’accéder à ce côté de moi très aisément. J’ai été élevé avec mes cinq frères, j’ai dû me débrouiller par moi-même. C’est en soit mon confort. Je ne voulais pas tomber dans le piège de vouloir être une butch si ce n’est pas ce qui je suis essentiellement. Je pense que ce serait comme dans toute sincérité. Donc, je n’aurais pas essayer d’être une butch. Je viens de faire ce que je savais … à ce personnage, sans essayer d’être quelqu’un que je ne suis pas.
   
C’est l’authenticité que les fans sentent. Ce n’est pas un acte. Vous n’avez pas besoin, comme, d’une fausse moustache pour jouer une butch.
[Rires.] Dans un des épisodes qui a récemment diffusé je l’ai lu, "Oh Tasha fonctionne comme une fille." Et comme je suis, Oh non! J’ai oublié. J’ai toujours le sentiment, comme il y a beaucoup de moi dans ce personnage qui OK, peut-être ils m’ont prise pour la façon dont je cours. Dans certains cas, vous tenez certainement plus d’une butch. Je me suis senti tellement gênée, comme si on me prenait avec mon pantacourt. [Rires.]

Tasha est d’un monde très différent que celui d’Alice, et pas seulement dans la mesure où elle est patriotique en faveur de l’armée, mais sans doute de sa classe et culture aussi. Quel retour avez-vous donner à histoire de Tasha ?
Au début, ils ne savaient pas où on allait avec mon personnage. Au départ, j’étais censé jouer au basket-ball. Je n’ai certainement pas envie d’avoir à faire à tous les stéréotypes. Je lui ai donné un certain niveau de respect qu’ils ont fais en sorte d’atteindre et de maintenir.
  
"The L Word" n’ai pas suffisement porté d’importance à la communauté lesbienne Africano-Américaine qui différe en certains points de la culture lesbienne européenne.
Oui, je parlais à Angela Robinson, parce que vous savez c’est une lesbienne noire, bien évidemment, et je lui parlait à ce sujet. Je suis allée à Atlanta pour la Gay Pride et j’ai remarqué qu’il y a cet énorme, énorme population noire lesbienne qui est certainement de celle abordée dans "The L Word". J’en ai parlé à Angela et … la semaine suivante, c’était dans le script. [Je dis] "Ah oui, c’est un club de noirs au centre-ville, tu ne savez rien à ce sujet" et Alice de s’exclafer : "Oh, comme si je connaissais tous les clubs de lesbiennes !"

Une chose que j’aime au sujet de Tasha parmis tout ce qu’il y ait à dire sur ce qu’être une lesbienne, est qu’elle ne soit pas tombée dans les stéréotypes que propose la TV sur les femmes Africano-Américaine.
C’est aussi quelque chose dont je suis très consciente. Je suis pour qu’elle ne tombe dans un stéréotype. Même au cours de mon introduction au salon il fut un temps où j’y venais comme si en colère … c’est très bien conduit. J’ai le droit d’être en colère sans être stéréotypée, mais il suffit d’être prudent. Et puis je voulais être précise sur le fait que quand un de mes amis ait été prit, il ou elle soit noir … il n’y a pas de bon sens que je sois avec une femme blanche, et je suis très à l’aise en compagnie d’une femme blanche, mais pas suffisamment car tout mon entourage st noir, vous comprenez ? Mettez y un peu plus de diversité, de sorte qu’il n’y ait pas autant de couleurs. C’est certainement un problème. Et Ilene [Chaiken …] ne l’a même pas réaliser. " Elle dit : "Oh, vous avez raison. Je n’y ai même pas penser. Et çà n’a jamais été un problème, mais j’en suis toujours consciente".
   
L’année prochaine sera la dernière saison de The L Word.
Je viens de parler à Ilene il ya quelques jours et elle vient de le dire, «Eh bien, tout va bien." Et c’est comme, euh oh! [Rires.]
   
Ce pourrait être une cahoteuse. Que voulez-vous pour Tasha?
Je voudrais lui trouver sa propre identité en dehors de la guerre et à l’extérieur de sa relation. Je souhaiterait que les personnes la connaisse mieux car je doute que par son ambiguïté, il en soit ainsi.

Que ce soit d’amour ou de haine, The L Word a offert un langage commun que les
lesbiennes parle maintenant. Pensez-vous que l’impact qu’elle ait sur la
communauté lesbienne de vivre après la série se termine l’année
prochaine ?

Ouais, je pense que les gens continuerons à la regarder.
Je pense qu’elle est déjà syndiquée. Les gens qui aiment
le spectacle, l’amour du spectacle. C’est d’un classique culte.

Il est certes novateur, ce spectacle constitué presque uniquement de
filles queer. Allons-nous en voir d’autres à la télévision ?

Je pense que oui, mais çà ne sera pas aussi original que
"The L Word" l’a été. Mais je pense qu’ils se doivent d’en faire. Les filles ont besoin
d’une voix !

The L Word, vous a t’il ouvert les yeux ?
Pas vraiment. Je suis une personne très ouverte, en général, et j’ai été vraiment dans The L Word, avant d’avoir le rôle. J’ai regardé tous les épisodes. C’est une de mes émissions préférées. Je suis certainement sortie du lot. J’ai eu l’occasion de travailler avec ces femmes de talent et je me suis fait quelques amies. Nous prenons tellement de plaisir à Vancouver [Colombie-Britannique].

Sera-t-il un film, comme "Sex and the City" ?
Parfois, nous blaguons de cette éventuelle possibilité. On ne sait jamais. Le spectacle a de très nombreuses fans, de sorte qu’elles peuvent très bien écrire à Showtime et les harceler jusqu’à ce que çà arrive. [Rires.] Mais, Sex and the City a été constitué de quatre ou cinq filles au fil des saisons, mais avec "The L Word", ont a atteind 12 femmes qui partagent leur quotidien.

"The West Wing" a été votre premier petit déjeuner.
Ouais. çà a été un très petit rôle. Ce n’était rien en comparaison à celui-ci.

Quand pensez-vous, "Oh, c’est ma pause ?"
Jamais. [Rires.] J’ai la sensation de ne jamais vraiment obtenir de pause, vous ne pouvez vous attendre à en avoir une que lorsque vous
pouvez subvenir à vos besoins en tant que comédienne. Et avec ce
spectacle, c’est la première fois que j’ai été en mesure de subvenir à
mes besoins et de vivre confortablement grâce à l’action. C’est une
pause. Je ne cherche pas à devenir une star, je veux seulement vivre
confortablement, la vie pour moi c’est faire ce que j’aime faire. C’est çà ! Je suis au paradis.


Est-ce que jouer vous terrifie encore ?
Oh mon Dieu, oui. Chaque fois que j’y suis et même lorsque je tourne la saison suivante, le premier jour, je le serai probablement. Ce n’est jamais facile, même si je connais mon personnage de Tasha comme ma poche.

Avance rapide d’un an et le spectacle se termine.
J’aurai 30 ans et je suis prête depuis une décennie. Je suis très heureuse, c’est un tout nouveau chapitre dans ma vie.

Source traduite d’un article du magazine lesbien Curve
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2 commentaires pour Rose Rollins confie ses secrets

  1. NATEKA dit :

    Hello,Sympa l\’interview de Tasha…C\’est marrant, tout doit être relatif et chacun(e) doit avoir ses propres critères mais moi je ne perçois pas Tasha comme une butch …Je suis un peu paumée avec cette appellation d\’ailleurs; Shane de par son attitude est bien plus butch, non?Karine

  2. Oly Ambani dit :

    salut
    cette interview est vraiment très interressant,
    je suis très fan de tasha, mais encore plus pour Rose rollins

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