Prisonnières



L’univers carcéral féminin : un monde impitoyable. Centrale de Rennes : contraintes à vivre dans la promiscuité, les prisonnières sont des centaines avec, chacune, son histoire, ses errances, ses petites victoires et surtout sa révolte.

Ces femmes que l’on tente d’infantiliser, de rendre passives en les poussant à faire de leur cellule leur nouveau foyer, resteront marquées à vie, ne cherchant pas à s’évader. Une fois libérées, la prison continue à vivre en elles à jamais. Les rapports de force primitifs qu’entretient une hiérarchie avec ses exclues comme Nicole, l’infanticide, ou ses privilégiées, comme Marthe qui domine, impose sa loi aux unes, materne les autres et compose habilement avec la surveillante-chef. Nelly trouve dans la révolte et l’insolence, l’affirmation de ses droits. La découverte de trois sachets d’héroïne dans ses affaires va mettre le feu aux poudres, car Nelly n’est ni dealeuse, ni droguée. Quelqu’un a tout simplement voulu la “faire tomber”

Prisonnières est l’occasion de retrouver Annie Girardot, l’une des plus grande actrice (criante de vérité dès qu’elle entend le célèbre "action") que le cinéma français ait connu. Atteinte de la maladie d’Alzheimer qu’elle fit annoncer par son avocat en 2006, Annie Girardot c’est près de 200 films tournées avec les plus grands acteurs de ce monde (Delon, Gabin, De Funes, Depardieu, etc…) C’est surtout avec le réalisateur/scénariste Claude Lelouch, qu’Annie Girardot tissera des liens privilégiés tout du long de sa carrière. Jusqu’au bout… ses proches, ses amies de la scène, l’auront aidé à renouveler sa mémoire, une mémoire qu’aujourd’hui, âgée de 78 ans… elle a complètement perdu.

Prisonnières – DVD disponible à la vente à partir du 13 février 2009

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Un commentaire pour Prisonnières

  1. NATEKA dit :

    Merci pour cette info…Annie Girardot est en effet une actrice extraordinaire et j\’ai de la tristesse à l\’imaginer ayant oublié son passé…Pour moi c\’est la pire chose qui puisse arriver. J\’avais adoré le film de Zabou Breitman Se souvenir des belles choses avec Isabelle CArré et on y sent toute la détresse, l\’angoisse profonde de perdre la mémoire…C\’est bouleversant !Bises, Ton amie, Karine

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