Journée « kiss-in » internationale



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Aujourd’hui Samedi 12 décembre 2009 aura lieu le prochain kiss-in contre l’homophobie, organisé
dans 18 autres villes en France, en Europe, et même à Sydney et au
Pérou ! Pendant cinq minutes, les couples homos et les célibataires
rassemblés s’embrassent tendrement… Comme ils devraient pouvoir le
faire tous les jours ?

Après le succès de la précédente journée
en septembre, Arthur Vauthier, l’un des trois instigateurs des kiss-in,
évoque le message qu’il souhaite faire passer, et l’avenir de ces
joyeux happenings.

* Qu’est-ce qui t’a amené à lancer ces kiss-in contre l’homophobie ?

Arthur Vauthier : C’est parti d’un constat tout simple : la
difficulté pour les couples homos d’afficher en public des marques
d’affection, notamment de s’embrasser. A la fois à cause de
l’éventuelle réaction des gens, mais aussi à cause d’une certaine peur
intériorisée des gays. On souhaitait donc banaliser ce geste en disant
« embrassez-vous où vous voulez », car ça ne doit pas gêner les autres,
et ça ne doit pas nous gêner nous non plus.

* Le succès a été au rendez-vous pour la précédente émission,
qui a eu lieu notamment à Paris au cœur du forum des Halles. Comment
expliques-tu cette forte mobilisation ?

D’abord, l’opération a été très relayée sur le net, ça a attiré
beaucoup de monde. Et puis, de nombreux homos ont apprécié de pouvoir
exprimer de cette manière leur amour et leur homosexualité au grand
jour. Ce n’est pas la gay pride, il n’y a pas de chars, de musique, de
couleurs… Là, on vient comme on est tous les jours, et l’on s’embrasse
comme on devrait pouvoir le faire tous les jours.

Il n’y a pas de drapeaux, pas de banderolles. C’est juste une
manifestation d’affection ordinaire. Et ouverte, car il n’y a pas que
des gays et des lesbiennes. Samedi, ce sont même des hétéros qui vont
organiser ces kiss-in dans certaines villes !

* Ce succès ne va-t-il pas rendre les prochaines manifestations moins spontanées ?

Il est vrai que le mouvement prend de l’ampleur, et ça devrait aller
crescendo. Nous avons agi jusque-là sans cadre associatif, et l’on va
sans doute continuer. Mais par la force des choses, le message devient
plus militant et les kiss-in demandent un peu plus d’organisation.

Samedi, il y aura des manifestations dans de nombreuses villes en
France, en Europe, et même à Sydney ou au Pérou : nous essayons
d’accorder nos violons pour que les kiss-in traduisent autant que
possible le même état d’esprit.

* Quels sont vos projets ? Ces kiss-in vont-ils devenir des événements réguliers ?

Nous avons dans l’idée de renouveler l’opération au moins une fois
par saison, en variant les lieux, en tout cas pour Paris. Dans les
villes de Province, il est normal que les gens se retrouvent dans les
espaces les plus fréquentés, mais à Paris, ça ne sert pas à grand chose
de s’embrasser place de la Bastille ou de l’Hôtel de ville. Il faut
aller là où l’on a vraiment besoin d’être accepté. Personnellement,
j’aimerais qu’on organise un kiss-in en banlieue. Pourquoi pas dans le
93, où j’étudie ?

Source : Rue 89 / Têtu

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